Vendredi 23 septembre 2005 5 23 /09 /Sep /2005 00:00
Comment éviter la profanation des artistes par les  ayant-droits. Par NickGrimson
 
Si d’une façon générale je n’aime pas le principe d’appropriation des morts par les vivants, il est un cas qui m’est insupportable c’est la reconnaissance d’une propriété de l’œuvre artistique à quelqu’un d’autre que l’artiste lui-même, fut-il mort :
les ayantdroits, les membres de la famille, en quoi sont-ils légitimes à revendiquer une quelconque propriété sur une production de l’esprit, qu’ils auront pu certes côtoyer, parfois partager et peut-être influencer, mais dont ils n’ont pas jamais été les auteurs.
Une fois l’artiste disparu leur intérêt devient même divergent de celui de l’artiste, ils se mettent à jouer contre lui, ils lui nuisent, certes le plus souvent involontairement,  mais c’est presque toujours le cas.
L’œuvre doit survivre à l’artiste mort car si le créateur a disparu le but de l’œuvre reste le même. De son vivant l’artiste peut contrôler son entourage pour apprécier la promotion faite à ses œuvres quand il ne peut le faire lui même. Il peut tirer un profit légitime de sa production artistique, il peut donc par exemple s’il le souhaite freiner la diffusion de son œuvre pour organiser sa rareté…Mais une fois mort l’intérêt de l’artiste n’est plus dans la valeur d’échange de son œuvre mais dans la reconnaissance de cette même œuvre, dans sa capacité à s’inscrire dans l’histoire, grande ou petite, de l’art, dans la postérité.
Ainsi du fait de cette obligation morale naît  une responsabilité nouvelle, d’ ayant-droit ils deviennent des «ayant-devoirs». Mais même s’ils en ont parfois la volonté en ont-ils la capacité ?
Pourquoi reconnaître aux ayant-droit le droit de pouvoir parasiter l’œuvre pour vivre à son détriment. La valeur d’échange n’importe plus pour un mort, tout doit donc être fait pour promouvoir a posteriori la diffusion de l’œuvre.
 
Tous les arts ne sont pas au même niveau d’égalité, certains sont reproductibles directement (la musique, la littérature….), d’autres indirectement comme la peinture ou la sculpture…
Paradoxalement les technologies numériques de reproduction et de diffusion viennent au secours de l’artiste, même et presque surtout quand il est mort.
Les réseaux de communication et la numérisation privent parfois l’artiste vivant de certains produits potentiels de son œuvre (piratage, reproduction illégale , échanges de produits d’occasion…).
Mais une fois mort ?…. c’est l’inverse !
Les différents amateurs ou amoureux de l’œuvre, même les plus maladroits, peuvent la faire survivre, connaître et apprécier, la reproduire, la diffuser via Internet, ils peuvent s’organiser en groupes ou s’exprimer individuellement, etc.
Ce n’est plus du piratage, c’est du « pirat’hommage».
Aujourd’hui beaucoup d’auteurs morts ont leurs livres épuisés, ces auteurs meurent 2 fois.
Les éditeurs n’ont peut-être pas pu toujours bien promouvoir leur artiste, contraintes économiques dont on ne peut nier l’importance, choix de mise « en tête de gondole » d’auteurs à lancer, etc..
Pourquoi ne pas rendre libre de droits des écrits dont on n’est pas capable d’assurer la  diffusion et la promotion ?
Pourquoi s’opposer à la numérisation d’œuvres introuvables qui ne profitent plus qu’à des spéculateurs privés ou à la spéculation des ayant-droits eux-mêmes ?
Pourquoi attendre les délais si longs de passage dans le domaine public ?
Pourquoi confier aveuglément tous les droits à des individus dont l’incompétence et l’intérêt pour un profit post-mortem nuit à l’artiste défunt?
 
L’héritage de droits sur une œuvre est une spoliation posthume de l’artiste, c’est une profanation, c’est dégueulasse.
Par Collectif Schizoid Nick - Publié dans : Textes, Aphorismes,etc.
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Jeudi 22 septembre 2005 4 22 /09 /Sep /2005 00:00

IKEA Nazie ?

 

Surprenante l'histoire de cette image! Laissons N.Grimson l'expliquer:

"J'ai toujours trouvé que les catalogues IKEA présentaient des intérieurs froids, rangés,  où le caractère hyper fonctionnel des meubles, des rangements retire tout bordel donc  toute trace de vie.

Le concept des magasins lui-même est désespérant, totalitaire, on est toujours guidés dans les espaces à travers un parcours obligé , on marche beaucoup pour revenir au point de départ, sans pouvoir flâner, tout y est dirigé, concentré comme dans un camp.

Tandis que je cherchais à illustrer ce sentiment je suis tombé sur une page du catalogue, qui me paraissait bien illustrer cela: Le tissu du canapé me rappelant les sinistres uniformes des déportés dans les camps de la mort.J'ai donc recomposé l'image en y ajoutant un personnage, des indices, puis le moment du choix du titre est venu. ...

Les noms des objets IKEA sont toujours très énigmatiques  comme chiffrés avec une clé inconnue, à moi d'y donner du sens..

Alors que je choisissais l'entrée du camp d'Auschwitz pour l'insérer dans un des cadres, par association d'idée je réalise que le nom complet du camp est Auschwitz-Birkenau. Et là je réalise que Birkenau contient dans l'ordre .I. KE. A. : BIRKENAU !! D'ou le titre BRNU.

Coincidence? Je mène des recherches pour savoir s'il ne s'agirait pas d'une macabre facétie lors de la création de la société qui serait passée inaperçue au fil du temps.

Je découvre que IK sont les initiales du créateurs d'Ikea  (Ingvar Kamprad ) mais pourquoi ..EA? L'explication qu'il donne ne me satisfait pas, mais je découvre sur le Net qu'Ingvar Kamprad a été sympathisant NAZI dans sa jeunesse, non pas enrôlé par ses parents dans les jeunesses hitlériennes mais plus grave:Par goût , volontairement et surtout APRES LA GUERRE , une fois que les horreurs des camps eurent été dévoilées au Monde.  COINCIDENCE?

Comment tolérer que l'enseigne conserve ses lettres d'infamie non pour ce qu'elle sont mais pour ce qu'elles représentaient peut être dans l'esprit de son créateur?

Par Collectif Schizoid Nick - Publié dans : Art conceptuel
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Mercredi 21 septembre 2005 3 21 /09 /Sep /2005 00:00
Par Collectif Schizoid Nick - Publié dans : Art conceptuel
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Mardi 20 septembre 2005 2 20 /09 /Sep /2005 00:00

Même concept ,

GUSEN était un des camps de torture par l'expérimentation. On y voit ici une martyre zombie hantant un des  décors  du catalogue IKEA.

Par Collectif Schizoid Nick - Publié dans : Art conceptuel
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Mardi 20 septembre 2005 2 20 /09 /Sep /2005 00:00

 

Au fur et à mesure de la recherche des oeuvres éparpillées sur le Net , on découvre la face conceptuelle de l'oeuvre de NickGrimson. 

Analyse de "The fall of the Amer I Can Dream" - date /medium et format inconnus

Cette image qui parait tirée d'une photo d'un paparazzi dans un magazine people à tendance voyeuriste présente une sorte de MinnieMouse féminisée, fatiguée, torse nu,  mendiant (se prostituant?) sur les trottoirs de Burbank (Quartier d'Hollywood où siègent les studios Warner-bros).

Sa maigreur suggère l'errance et le commentaire évoque un effondrement des studios holywoodiens. Dans le fond, un macDo, où on remarque un Ronald McDonald emprisonné dans les grilles de son propre fast-food.

L'association Disney/McDonald est  une des clés fondamentales du merchandising croisé que pratiquent les 2 sociétés, (les produits dérivés de Disney dans les magicBox McDo des enfants, et les MacDo restaurants des parcs d'attraction) .Mais Nick nous suggère que les partenaires se livrent eux-mêmes une guerre économique impitoyable et fratricide: les loups se sont dévorés entre eux (et Disney a perdu, laissant la maîtresse de Mickey - personnage historique de la firme- affamée devant un de ses restaurants dont hier encore elle était un des faire-valoir).

 

 

Par Collectif Schizoid - (c) 2005 - Publié dans : Art conceptuel
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